Les monstres marins à l’écran : un grand classique hollywoodien revisité
Le genre sea-monster, une ancre du cinéma hollywoodien
Les créatures aquatiques, des requins victimes de la guerre nucléaire aux dinosaures marins, ont marqué l’histoire du cinéma. Ce genre phare, devenu culte, continue d’inspirer et de fasciner, comme l’illustre cette rétrospective proposée par RFI.
Monstres et science : de “Creature from the Black Lagoon” à “Jaws”
En 1954, Creature from the Black Lagoon dévoile le légendaire Gill‑Man. Conçu par Bud Westmore, inspiré des amphibiens préhistoriques, il incarne la peur de l’inconnu marin et la mélancolie de l’étranger. En 1975, Les Dents de la mer (Jaws), réalisé par Steven Spielberg, réinvente le genre. Ses défaillances techniques forcèrent le cinéaste à suggérer plutôt qu’à montrer, renforçant le suspense. Accompagné de la partition mythique de John Williams, le film devient le premier “blockbuster” estival et engrange 476 millions de dollars.
Au-delà du divertissement : impact et héritage culturel
Ce cinéma de monstres a influencé non seulement la culture populaire – godzillaesque et kaiju – mais aussi la perception du grand public sur les requins et les écosystèmes marins. Le succès de Jaws a paradoxalement entraîné une peur irrationnelle, responsable de la chute dramatique des populations de requins. Aujourd’hui, les créateurs réévaluent le rôle du monstre pour sensibiliser à la conservation plutôt qu’intimider.
L’héritage actuel : un retour en force
À l’ère des remakes et des relectures contemporaines, des réalisateurs comme Guillermo del Toro, James Wan et Robert Eggers revisitent ces classiques. Ils mêlent histoire, mythe et enjeux modernes, réaffirmant l’importance de la peur comme miroir des anxiétés contemporaines
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