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Fespam 2025 à Brazzaville : La Musique Panafricaine Face aux Défis de l’Ère Numérique

La République du Congo est, une fois de plus, le cœur battant de la musique africaine ! Ce samedi soir, le président Denis Sassou Nguesso a officiellement lancé la 12e édition du Festival Panafricain de Musique (Fespam) au Palais des Congrès de Brazzaville. Malgré un format “réduit” cette année, avec la participation de 14 pays, l’événement réaffirme le rôle vital de la culture dans le continent.

Le Fespam : Un Retour Porteur d’Espoir

“Je déclare ouverte, la 12e édition du Festival panafricain de musique. Que la fête soit belle”, a annoncé le président Sassou Nguesso, devant un parterre d’invités et de corps diplomatiques. La ministre congolaise de la Culture, Lydie Pongault, a souligné l’importance de ce retour : “Aujourd’hui, le Fespam revient à Brazzaville (…) Il revient avec ses voix, ses couleurs, ses scènes et ses idées ; mais il revient surtout avec cette capacité unique qu’a la culture de faire espérer un peuple, dans un contexte continental marqué par des défis économiques.”

Ce message résonne particulièrement alors que le continent africain cherche des leviers pour son développement. La musique, vecteur d’identité et de dynamisme économique, est perçue comme un moteur essentiel pour l’avenir.

Musique, Économie et Hommage aux Légendes

La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a salué depuis la France les efforts des autorités congolaises dans l’organisation du festival. Elle a également rendu un vibrant hommage à une figure majeure de la musique africaine, le Malien Amadou Bagayoko, décédé en avril dernier. Sa disparition laisse un grand vide, mais son héritage continue d’inspirer des générations d’artistes.

Placée sous le thème pertinent “Musique et enjeux économiques en Afrique à l’ère du numérique”, cette 12e édition du Fespam met en lumière les défis et opportunités que représente la digitalisation pour l’industrie musicale africaine. Comment les artistes peuvent-ils monétiser leur travail, protéger leurs droits et atteindre un public mondial à l’ère du streaming et des plateformes numériques ? Ces questions seront au cœur des débats et échanges jusqu’à la clôture du festival le 29 juillet prochain.

Le Fespam 2025, bien que dans un format ajusté, démontre la résilience et l’importance de la musique panafricaine comme un pilier de la culture et un moteur économique, capable d’unir les peuples et de faire rayonner la richesse artistique du continent.

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