Le film La Vie est belle, co-réalisé en 1987 par le cinéaste congolais Mweze Ngangura et le Belge Benoît Lamy, est bien plus qu’une œuvre cinématographique : c’est un véritable phénomène culturel. Emblématique du cinéma zaïrois des années 80, ce long-métrage, dont l’épisode « Cinéastes d’Afrique » de RFI retrace l’histoire, continue de captiver par sa vitalité et son réalisme.
Porté par la figure iconique du musicien Papa Wemba dans le rôle de Kourou, un jeune paysan avide de succès dans la capitale, le film est une vibrante comédie musicale. La musique, omniprésente, n’est pas qu’une simple toile de fond ; selon Mweze Ngangura, « la fiction était guidée par la musique ». Ce mariage réussi entre narration et rumba congolaise a solidifié son statut de classique.
La Vie est belle offre un regard sans filtre sur Kinshasa, une métropole bouillonnante et complexe, dépeinte par Ngangura lui-même comme « la ville de la survie, de la démesure, où règne la débrouille ». À travers les péripéties de Kourou, de son amour pour la belle Kabibi (Bibi Krubwa) et de son conflit avec son patron jaloux Nvouandou (Kanku Kasongo), le film capture l’esprit de l’« Article 15 » – le système D – qui régit la vie quotidienne.
Le cinéaste et photographe David-Pierre Fila souligne l’impact fédérateur de l’œuvre : son humour et sa représentation fidèle des réalités sociales ont permis à de nombreux habitants du continent africain de s’identifier pleinement aux espoirs et aux luttes des personnages.
Grâce à des archives sonores rares et des entretiens inédits, l’épisode de RFI ravive la mémoire de ce film culte, rappelant qu’il reste un témoignage précieux et joyeux d’une société en pleine mutation. Ne manquez pas de (re)découvrir ce classique disponible sur IFCinema et LaCinetek.
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