Marrakech, Carrefour de la Création : Le FIFM Révèle la Sélection des Ateliers de l’Atlas
Le Festival International du Film de Marrakech (FIFM) confirme son rôle de tremplin incontournable pour la nouvelle vague du cinéma africain et arabe. La 8e édition des Ateliers de l’Atlas, qui se tiendra du 30 novembre au 4 décembre 2025 dans le cadre du 22e FIFM, a dévoilé sa sélection de 28 projets et films très attendus. Sous le parrainage du cinéaste roumain Cristian Mungiu, Palme d’or à Cannes en 2007, cette plateforme industrielle est plus que jamais un espace d’échange essentiel pour faire émerger les talents régionaux sur la scène internationale.
Une Sélection Révélatrice de la Diversité Régionale
Les 28 créations retenues se répartissent en plusieurs catégories, offrant un panorama riche des préoccupations et des narrations du continent africain et du monde arabe. Elles sont issues de pays variés, dont l’Angola, l’Égypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc, le Mozambique, la Palestine, la Tanzanie, le Ghana, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Yémen.
La sélection se décline comme suit :
- 12 Projets en développement (dont 10 fictions et 2 documentaires, et 5 premiers longs métrages) : Ces œuvres sont au stade initial et bénéficient de consultations pour affiner scénarios et stratégies de production.
- 10 Films en tournage ou en postproduction (dont 9 fictions et 1 documentaire, et 5 premiers longs métrages) : Ces projets avancés sont en quête de financements pour la finition et de distributeurs.
- 5 Projets marocains en développement dans la section “Regards sur l’Atlas”.
- 1 Film marocain en fin de montage dans la section “Atlas Film Showcase”.
Ces œuvres abordent des thèmes universels et pourtant ancrés dans les réalités régionales : les liens familiaux et la transmission, la quête identitaire, l’émancipation, la résilience, ainsi que les questions de l’enfance et de la tension tradition/modernité.
Des Noms Confirmés aux Talents Émergents
La sélection de cette année est marquée par la présence de cinéastes de renom dont les travaux passés ont déjà été salués par la critique internationale. On retrouve notamment :
- Scandar Copti (Palestine), lauréat de l’Étoile d’or au FIFM 2024.
- Maha Haj (Palestine), connue pour Personal Affairs et Mediterranean Fever.
- Amjad Al Rasheed (Jordanie), dont le film Inshallah a Boy a marqué la Semaine de la critique à Cannes en 2023.
Le Maroc, pays hôte, est fortement représenté, que ce soit par des figures établies comme Laïla Marrakchi (Marock) et Asmae El Moudir (Étoile d’or 2023 pour La Mère de tous les mensonges), ou par des talents émergents dans la section dédiée “Regards sur l’Atlas”.
Un Dispositif d’Accompagnement Crucial
Les Ateliers de l’Atlas ne se contentent pas d’être un lieu de présentation ; ils sont un véritable incubateur. Les porteurs de projets bénéficient de consultations personnalisées avec des professionnels internationaux (producteurs, distributeurs, programmateurs de festivals) pour renforcer leurs films artistiquement et économiquement. Le programme Atlas Station, pour sa part, cible la formation de jeunes producteurs et réalisateurs marocains.
L’impact des Ateliers est concret. Les éditions précédentes ont permis à de nombreux films d’obtenir des financements, d’être sélectionnés dans des festivals majeurs comme Cannes, la Berlinale et Venise, et de remporter des prix prestigieux, faisant ainsi des Ateliers un levier d’accès direct au marché mondial pour ces cinématographies souvent sous-représentées. Les prix distribués vont de 5 000 à 30 000 euros, fournissant un soutien financier précieux aux lauréats.
Le Festival de Marrakech, à travers les Ateliers de l’Atlas, réaffirme son ambition de renforcer le soft power culturel de la région, en assurant que la nouvelle génération de cinéastes ait les outils et la visibilité nécessaires pour faire entendre ses récits puissants et intimes au-delà des frontières.
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