Brigitte Bardot : La fin d’un mythe et l’ultime envol de “B.B.”
C’est une page majeure de l’histoire culturelle française et mondiale qui se tourne en ce dimanche 28 décembre 2025. La Fondation Brigitte Bardot a annoncé avec une “immense tristesse” le décès de sa fondatrice et présidente à l’âge de 91 ans. L’actrice légendaire s’est éteinte paisiblement dans sa célèbre demeure de La Madrague, à Saint-Tropez, ce lieu qu’elle avait elle-même transformé en sanctuaire de liberté.
De l’icône absolue à la pasionaria recluse
Née en 1934, Brigitte Bardot n’était pas seulement une actrice ; elle était le symbole d’une révolution des mœurs. En 1956, le film Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim explose les codes de la pudeur et impose “B.B.” comme le sex-symbol absolu. Sa chevelure blonde, sa moue boudeuse et sa liberté sexuelle affichée ont fait d’elle la cible des critiques conservatrices autant que l’idole d’une génération en quête d’émancipation.
Pourtant, au sommet de sa gloire, Bardot surprend le monde entier en mettant un terme définitif à sa carrière cinématographique en 1973. “J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes ; je donne maintenant ma sagesse et mon expérience aux animaux”, disait-elle. Ce virage radical marque la naissance d’une activiste acharnée, capable de défier les chefs d’État pour la protection des bébés phoques ou contre la corrida.



Un héritage complexe et des contrastes marqués
Si l’émotion est vive à l’échelle internationale, la figure de Brigitte Bardot reste marquée par ses dualités. Pour beaucoup, elle demeure la protectrice infatigable des “sans-voix”, ayant investi sa fortune et son image dans sa fondation reconnue d’utilité publique. Pour d’autres, ses dernières décennies ont été entachées par des prises de position politiques et sociales controversées.
Ses critiques acerbes sur l’immigration ou certaines traditions religieuses lui ont valu plusieurs condamnations pour incitation à la haine raciale. Ce contraste entre l’amoureuse universelle du vivant et la femme aux opinions radicales alimente aujourd’hui encore les débats. C’est peut-être là le propre des icônes : ne jamais laisser indifférent, même après le dernier souffle.
L’hommage d’un monde qui change
De Paris à Hollywood, les hommages affluent. Au-delà des polémiques, on retient l’image d’une femme qui a refusé les diktats du vieillissement médiatique, préférant l’authenticité de sa peau ridée par le soleil et la compagnie de ses protégés à quatre pattes au faste des tapis rouges.
En quittant la scène un dimanche d’hiver, celle qui a fait rayonner la France des années 60 laisse derrière elle un vide immense et une fondation qui, plus que jamais, devra porter son combat.
Share this content:







