Votedean 26072025 Doctor Strange

Benedict Cumberbatch : Quand Doctor Strange Dénonce le Gâchis Écologique d’Hollywood

Benedict Cumberbatch, l’acteur britannique mondialement connu pour ses rôles de Sherlock Holmes et, plus récemment, de Doctor Strange dans l’univers Marvel, a récemment levé le voile sur les coulisses peu reluisantes d’Hollywood. Invité du podcast “Ruthie’s Table 4”, le comédien n’a pas hésité à exprimer son “dégoût” face au gaspillage systémique de l’industrie cinématographique, notamment en ce qui concerne les transformations physiques des acteurs et l’empreinte écologique des tournages.

Le Poids des Rôles : Un “Gâchis Écœurant”

Interprétant Doctor Strange dans déjà cinq films (et bientôt six), Benedict Cumberbatch a évoqué la préparation physique intense requise pour son rôle de super-héros. Cette transformation, qui n’était pas une première pour lui, a pris des proportions qui l’ont interpellé. “C’est juste affreux de devoir continuer à manger encore et encore quand vous n’avez plus faim”, a-t-il confié. L’acteur devait consommer cinq repas par jour, complétés par des encas protéinés comme des œufs durs, du fromage et des amandes, non pas pour l’esthétique, mais pour la résistance musculaire nécessaire aux scènes d’action.

C’est cette surconsommation forcée qui a éveillé sa conscience écologique : “Quand on parle de responsabilité individuelle dans la préservation des ressources et de durabilité, c’est n’importe quoi. Je me souviens m’être dit ‘Mais tu fais quoi là ?’ J’aurai pu nourrir une famille entière avec tout ce que je mangeais.” Un témoignage percutant sur la quantité de ressources mobilisées pour un seul individu dans le cadre d’une production hollywoodienne.

Hollywood et l’Écologie : Une Industrie au “Gâchis Écœurant”

Au-delà de son propre régime alimentaire, Benedict Cumberbatch a étendu sa critique à l’ensemble des pratiques des tournages, qu’il qualifie d'”industrie au gâchis écœurant”. Il pointe du doigt les quantités astronomiques de matériaux non recyclés pour les décors, l’empreinte carbone colossale des transports, le gaspillage alimentaire, et la consommation énergétique démesurée, notamment pour recréer la lumière du jour en studio.

Conscient d’une potentielle “hypocrisie”, l’acteur et producteur s’efforce néanmoins de promouvoir des pratiques plus écoresponsables sur les plateaux auxquels il participe. Il cite l’exemple simple mais significatif des bouteilles en plastique, souvent omniprésentes, alors que des alternatives durables existent.

Ce n’est pas la première fois que l’acteur fait “le yoyo” avec son poids pour des rôles, ayant notamment perdu 10 kg rapidement pour le thriller historique “Un espion ordinaire” (2020) juste après avoir pris de la masse pour Avengers. Le témoignage de Benedict Cumberbatch résonne comme un appel urgent à la prise de conscience et à l’action pour une industrie cinématographique plus respectueuse de l’environnement et des ressources.

Share this content:

Laisser un commentaire

Panier