Votedean 13062025 Charlotte Dauphin

Charlotte Dauphin : Le Cinéma comme Acte de Résistance et d’Écoute Profonde

Une Voix Singulière Redéfinit le 7ème Art

À l’occasion de la 10e Semaine du Cinéma Positif à Cannes, Charlotte Dauphin, figure montante du cinéma contemporain, partage sa vision artistique et les coulisses de son second long-métrage, “Bienvenue à Melpomène”. Ce film, tourné récemment dans le sud de la France, s’annonce comme une œuvre où l’architecture, la nature et la psyché humaine s’entrelacent pour créer une expérience cinématographique unique. Pour Charlotte Dauphin, le cinéma n’est pas seulement un art, c’est un “lieu sans lieu, le lieu qui contient tous les lieux”, un espace d’expression où chaque voix a le droit d’exister.

“Bienvenue à Melpomène” : Quand les Paysages Façonnent l’Âme et la Mémoire

Le sud de la France, plus précisément Théoule-sur-Mer, avec ses paysages sauvages et les architectures surréalistes d’Antti Lovag et Jacques Couëlle, a profondément inspiré et façonné l’âme de “Bienvenue à Melpomène”. Charlotte Dauphin, qui interprète également le rôle principal de Marthe, explique que ce “désordre visuel”, ces “architectures difformes et rues tordues”, ont évoqué en elle un “monde en chute libre, un chaos de perceptions”. C’est dans cette ambiance troublante qu’elle a conçu l’histoire de Marthe, partie élucider la mort mystérieuse de sa mère, se heurtant à une réalité instable où les lieux eux-mêmes altèrent sa perception et participent pleinement à la narration.

Le film aborde des thèmes puissants et universels : la transmission, la mémoire, et surtout la santé mentale. Charlotte Dauphin a été animée par le désir de créer un film qui explore la manière dont les dissonances et les non-dits, notamment dans les histoires familiales, peuvent altérer la vérité et impacter profondément l’équilibre psychique. Un sujet frontal et complexe, pour lequel l’écriture fut émotionnellement éprouvante et nécessita de nombreuses recherches, notamment sur la schizophrénie.

Un Casting d’Exception au Service de la Sincérité

Pour donner vie à cette œuvre exigeante, Charlotte Dauphin a réuni une distribution exceptionnelle, choisie intuitivement pour ses “personnalités nuancées” et “l’infinité de couleurs” qu’elles portent. On retrouve des noms prestigieux tels qu’Andie MacDowell, Marisa Berenson, Pascal Greggory, Finnegan Oldfield, Anouk Grinberg et Marie-Agnès Gillot. Tous ont adhéré avec force au scénario, témoignant de la résonance du projet avec des artistes qui, comme elle, cherchent une forme de cinéma plus lent, plus conscient, capable de “ralentir, entendre le silence, faire exister l’inexprimé”.

Charlotte Dauphin se sent “accompagnée dans cette quête”, reconnaissant l’existence de nombreux “résistants” qui garantissent une forme de liberté essentielle. Son engagement dépasse la réalisation : elle est également coproductrice du film de Scarlett Johansson, “Eleanor, The Great”, et a conçu les statuettes des Humann Prize, symbolisant la simplicité et un humanisme sans violence. Son cinéma, axé sur la lumière et les décors naturels, vise à capter une “forme de vérité” et à humaniser, prouvant que même face aux crises, le cinéma a le pouvoir de recréer du lien, de l’écoute et du sens.

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