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COP30 et Typhon Kalmaigi : le monde face au double défi climat

Double alerte mondiale : entre la COP30 et la fureur des typhons, le climat presse l’action

Le mois de novembre 2025 s’ouvre sur une conjonction d’événements qui met en lumière, de manière poignante, la crise climatique : tandis que les dirigeants mondiaux se réunissent à la COP30 au Brésil pour débattre des objectifs d’émissions, les Philippines font face au deuil et à la dévastation laissés par le Typhon Kalmaigi. Ces deux réalités distinctes, mais intimement liées, soulignent l’écart grandissant entre les discours politiques et l’urgence vécue sur le terrain.

L’ouverture de la Conférence des Parties (COP30) à Belém, aux portes de l’Amazonie brésilienne, est un moment clé, largement médiatisé par les reportages internationaux. Le président Lula, en tant qu’hôte, y voit une opportunité stratégique pour le Brésil de s’ériger en chef de file des négociations climatiques. Néanmoins, l’ambivalence de sa politique environnementale fait débat. Si le pays a réussi à ralentir la déforestation, il maintient, dans le même temps, des projets de forage pétrolier, soulevant la question fondamentale : peut-on être à la fois protecteur de l’Amazonie et promoteur des énergies fossiles ?

Les défenseurs du climat et de l’environnement, comme en témoignent les actions d’activistes projetant des vidéos sur des bâtiments emblématiques de Rio, pressent les chefs d’État de renforcer leurs engagements. Le constat est sans appel : les objectifs actuels de réduction des émissions ne suffiront pas à maintenir le réchauffement sous la barre critique des 1,5 °C fixée par l’Accord de Paris. Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a d’ailleurs publié des chiffres alarmants, prévoyant une augmentation d’au moins 2,5 °C d’ici la fin du siècle sans de nouveaux engagements ambitieux à l’échelle mondiale. L’Union Européenne elle-même, traditionnellement en pointe, est sous surveillance pour d’éventuels assouplissements de ses propres objectifs.

Cette urgence théorique, discutée dans les salles de conférences, trouve son écho tragique dans l’actualité des catastrophes naturelles. En Asie du Sud-Est, le Typhon Kalmaigi a frappé les Philippines avec une violence inouïe. Les autorités ont rapporté un bilan humain lourd, avec plus de 140 morts et plus d’une centaine de disparus, un nombre qui s’alourdit à mesure que les opérations de secours progressent. Des pluies diluviennes et des inondations sans précédent ont touché le centre du pays, provoquant l’évacuation de centaines de milliers de personnes.

Le cas des Philippines n’est pas isolé, mais il est symptomatique de la manière dont les régions les plus vulnérables sont les premières à subir les conséquences directes du changement climatique. Ces phénomènes météorologiques extrêmes, plus fréquents et plus intenses, exigent non seulement une aide humanitaire immédiate, mais aussi une réponse politique forte et solidaire à l’échelle planétaire.

La dichotomie entre les débats de la COP30 – centrés sur la finance carbone, les ambitions de décarbonation et les divergences politiques – et l’horreur des destructions aux Philippines est saisissante. Elle rappelle que le changement climatique n’est pas une menace future, mais une réalité présente qui coûte des vies. L’enjeu des négociations de Belém n’est pas seulement de fixer des pourcentages d’émissions, mais de sauver des populations et de renforcer la résilience des nations face à un avenir où les “Typhons Kalmaigi” risquent de devenir la norme. La crédibilité des dirigeants mondiaux est en jeu : l’action doit désormais suivre l’alarme.

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