L’incroyable métamorphose d’Emily Bett Rickards : de Felicity Smoak à championne de catch
C’était l’une des figures les plus marquantes et, avouons-le, les plus polarisantes de la décennie télévisuelle. Pendant sept saisons, Emily Bett Rickards a prêté ses traits à Felicity Smoak, l’informaticienne géniale qui a conquis le cœur d’Oliver Queen dans la série culte Arrow. En 2019, l’actrice canadienne a pris la décision surprenante de quitter le navire avant la saison finale, souhaitant explorer de nouveaux horizons artistiques. Aujourd’hui, quatre ans après la fin définitive de la série, son évolution est stupéfiante, marquée par une transformation physique intense pour incarner une pionnière mondiale du sport.
Le Poids du Phénomène “Olicity”
Le rôle de Felicity, initialement mineur, a explosé grâce à l’alchimie immédiate entre Emily Bett Rickards et Stephen Amell (Oliver Queen). Cependant, cette popularité a eu un double tranchant. Tandis que la communauté des fans “Olicity” célébrait ce couple central, une partie du public et des critiques reprochaient aux scénaristes d’avoir sacrifié l’arc narratif d’autres personnages, notamment Laurel Lance, pour faire de Felicity l’intérêt amoureux principal.
Ce débat passionné, qui a agité les réseaux sociaux pendant des années, n’était pas étranger au départ de l’actrice. Si la version officielle évoque la volonté d’explorer d’autres projets, il a été rapporté qu’Emily Bett Rickards n’était plus en accord avec la direction prise par les auteurs pour son personnage. Elle a, malgré tout, fait une apparition émouvante lors de l’épisode final en 2020. Son départ n’était donc pas une fin en soi, mais le début d’une quête d’authenticité et de nouveaux défis loin des projecteurs de l’Arrowverse.


Une Renaissance Artistique et Athlétique
Depuis son départ d’Arrow, Emily Bett Rickards a délibérément choisi des projets indépendants et variés, prouvant son éclectisme. Elle a foulé les planches de théâtre avec la pièce Reborning et s’est illustrée dans la comédie indépendante We Need to Talk, où sa prestation a été saluée par un prix de la Meilleure actrice au Festival FirstGlance de Philadelphie. Plus proche de l’Hexagone, elle a également participé au film d’aventure français Le Dernier Jaguar de Gilles de Maistre, sorti en salles en 2024.
Mais c’est son rôle dans le biopic Queen of the Ring qui marque sa plus spectaculaire évolution. Dans ce film, elle incarne Mildred Burke, la légendaire catcheuse qui fut la première athlète féminine à gagner un million de dollars et qui s’est battue pour la reconnaissance du catch féminin dans les années 1930 à 1950.
Pour se glisser dans la peau de cette icône, l’actrice a dû se soumettre à une transformation physique radicale. Elle a délaissé le cardio pour se concentrer sur la prise de masse musculaire à travers un entraînement intensif de force, souvent six à sept jours par semaine. Son régime alimentaire a suivi, nécessitant un apport très élevé en protéines et glucides. L’actrice a révélé avoir dû s’entraîner avec de vrais professionnels du catch pour maîtriser les techniques de ring.
Cette performance est doublement significative : elle lui a permis de s’éloigner définitivement du stéréotype de la “geek maladroite” et a marqué de chaleureuses retrouvailles avec son partenaire d’Arrow, Stephen Amell, qui joue également un rôle dans le western Calamity Jane (2024).
En choisissant d’incarner une figure historique forte et controversée, Emily Bett Rickards prouve qu’elle est bien plus que la somme de ses lignes de code. Sa carrière post-Arrow est la démonstration d’une actrice qui, après avoir touché à la gloire mondiale, privilégie désormais l’exigence artistique et la vérité des rôles.
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