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Festival Dakar Court 2025 : Un nouveau regard sur le cinéma

Dakar Court 2025 : Et si nous arrêtions de juger les films ?

La 8ème édition du festival Dakar Court, qui s’est tenue fin 2025, n’a pas seulement été une vitrine pour le talent cinématographique ouest-africain. Elle a été le théâtre d’une remise en question fondamentale de notre manière de consommer les images. Au cœur des échanges, une citation de la critique et passionnée Kezia Mood a résonné comme un manifeste pour la bienveillance culturelle : « Il n’existe pas de films nuls. »

Cette affirmation, audacieuse dans un monde où la critique instantanée des réseaux sociaux fait et défait les carrières, nous invite à redéfinir notre rapport à l’œuvre d’art.

Le film : une rencontre entre deux sensibilités

L’idée défendue lors de ce festival est simple mais puissante : un film est une entité vivante qui nécessite une synchronisation entre l’intention du créateur et l’état émotionnel du spectateur. Comme l’a souligné Kezia Mood, une œuvre peut ne pas nous “parler” à un instant T, simplement parce que nos émotions ou notre regard ne sont pas alignés avec le récit proposé.

Chaque court-métrage présenté à Dakar en 2025 portait en lui une intention unique, une histoire ancrée dans une réalité souvent complexe. Le rejet d’un film serait donc moins la preuve d’une absence de qualité que celle d’un rendez-vous manqué.

Pourquoi le “jugement” bloque notre compréhension ?

Le débat sur la valeur intrinsèque des films est éternel. Cependant, deux courants s’opposent :

  1. L’exigence technique : Certains critiques soutiennent que le montage, le son et le scénario répondent à des normes universelles qui permettent de classer un film.
  2. La subjectivité totale : C’est le créneau de Dakar Court 2025. Changer de point de vue, revoir une œuvre plusieurs fois ou la découvrir à un autre stade de sa vie peut transformer un “film ennuyeux” en une révélation spirituelle ou sociale.

Le festival a encouragé le public à adopter une posture de curiosité radicale. Dans le contexte du cinéma africain, où les moyens de production diffèrent souvent des standards hollywoodiens, cette approche est vitale. Elle permet de voir au-delà du budget pour saisir la sensibilité et la transmisson culturelle.

Une leçon de vie au-delà de l’écran

Vivre la nostalgie de 2025, c’est se rappeler ces moments où le cinéma nous a forcés à ralentir. Dakar Court nous a appris que l’art demande du temps. En 2026, cette philosophie gagne du terrain : regarder un film devient un acte d’empathie. Moins de jugement, plus de visualisation.

Le cinéma, surtout le format court, est un laboratoire d’humanité. En acceptant qu’un film puisse avoir une valeur qui nous échappe temporairement, nous grandissons en tant que spectateurs et, surtout, en tant qu’êtres humains.

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