Un appel à films sous le signe de la parité et de l’audace
Le paysage cinématographique africain s’apprête à vibrer de nouveau. Le Festival International de Cinéma de Kinshasa (FICKIN) vient de lancer officiellement l’appel à films pour sa 13e édition. Cet événement, devenu un pilier incontournable de la culture en République Démocratique du Congo, ouvre ses portes aux cinéastes du monde entier jusqu’au 08 juin prochain.
La “Fourmi d’Or” en ligne de mire
Pour cette nouvelle édition, les organisateurs ne cachent pas leur ambition : transformer Kinshasa en une plaque tournante de l’industrie audiovisuelle mondiale. Que vous soyez auteur de courts-métrages percutants ou de longs-métrages épiques, la plateforme FilmFreeway est désormais le point de passage obligé pour tenter de décrocher la prestigieuse “Fourmi d’Or”.
Un débat de fond : La place des femmes dans le 7e art
L’annonce, faite symboliquement lors de la Journée internationale des droits des femmes, met l’accent sur un sujet qui anime l’industrie : la représentativité. Le FICKIN encourage vivement les candidatures féminines, un choix qui ne manque pas de faire réagir.
D’un côté, les défenseurs d’une discrimination positive saluent une initiative nécessaire pour briser le plafond de verre dans un secteur encore largement dominé par les hommes, surtout en Afrique centrale. De l’autre, certains puristes du cinéma plaident pour que seule la “qualité intrinsèque” de l’œuvre prime, indépendamment du genre de son auteur. Pourtant, la réalité des chiffres est là : les femmes restent sous-représentées derrière la caméra. En affichant cette préférence, le FICKIN prend position pour un rééquilibrage narratif et esthétique.
Pourquoi le FICKIN est-il crucial ?
Au-delà de la compétition, le festival joue un rôle de catalyseur social. Dans une ville de plus de 15 millions d’habitants comme Kinshasa, le cinéma est un outil de résilience et d’expression. Le festival permet :
- De confronter les regards entre cinéastes locaux et internationaux.
- D’offrir des ateliers de formation pour les jeunes talents kinois.
- De redonner ses lettres de noblesse au cinéma congolais sur la scène globale.
Les participants ont donc trois mois pour peaufiner leurs montages et soumettre leurs récits à un jury qui s’annonce déjà exigeant.

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