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FOPICA au Sénégal : Des millions pour des films invisibles ? Le cri d’alerte de M. Mass Seck

Le monde du cinéma sénégalais est en ébullition. Le rappeur et producteur M. Mass Seck a récemment lancé une série de dénonciations sur les réseaux sociaux, mettant en lumière des irrégularités présumées dans la gestion du Fonds de Promotion de l’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle (FOPICA). Selon lui, des millions de francs CFA auraient été alloués à des projets cinématographiques qui n’ont jamais vu le jour, soulevant des questions sur la transparence et l’efficacité de ce fonds.​

Des films financés mais jamais diffusés

Parmi les cas pointés du doigt :​

  • “La prochaine fois, le feu” de Mati Diop, qui aurait reçu 50 millions de FCFA en 2017, mais dont aucune trace n’existe dans la filmographie de la réalisatrice.
  • “Excellence, vos épouses”, financé à hauteur de 65 millions de FCFA en 2015, reste introuvable dix ans plus tard.
  • “Le rêve de Latrica” de Ben Diogoye Beye, bénéficiant de 100 millions de FCFA, sans qu’une bande-annonce ne soit disponible.​

Ces exemples illustrent une tendance inquiétante de projets financés mais jamais aboutis, suscitant des interrogations sur la gestion des fonds publics destinés au secteur cinématographique.​

Une gestion contestée du FOPICA

Créé en 2002 et opérationnel depuis 2014, le FOPICA avait pour ambition de dynamiser l’industrie cinématographique sénégalaise. Doté initialement d’un milliard de francs CFA, son budget a été doublé en 2022 pour atteindre deux milliards de francs CFA . Cependant, des voix s’élèvent pour dénoncer une gestion opaque et une répartition inéquitable des fonds.​

Le cinéaste Moussa Touré a exprimé son mécontentement, affirmant que “le cinéma sénégalais est en train de vivre une situation inquiétante et cataclysmique” en raison de la mauvaise gestion des fonds alloués . Il plaide pour la création d’une commission composée de professionnels du cinéma pour superviser la distribution des fonds.​

Vers une réforme du financement ?

Face à ces critiques, certains professionnels suggèrent une refonte du modèle de financement. Le réalisateur Moe Sow propose que l’État garantisse les projets auprès des banques plutôt que de les financer directement, permettant ainsi une plus grande autonomie et responsabilité des cinéastes.

Un appel à la transparence

Les révélations de M. Mass Seck ont ravivé le débat sur la nécessité d’une gestion transparente et équitable des fonds publics destinés à la culture. Il est impératif que les autorités compétentes mènent des enquêtes approfondies pour faire la lumière sur ces allégations et restaurer la confiance des professionnels du secteur.​

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Le cinéma sénégalais, riche de talents et d’histoires à raconter, mérite un soutien financier efficace et transparent. Il est temps d’agir pour garantir que chaque franc investi contribue réellement à la promotion et au développement de l’industrie cinématographique nationale.

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