Idris Elba veut une révolution cinématographique en Afrique
Lors du festival SXSW de Londres, le 4 juin dernier, l’acteur Idris Elba a lancé un cri du cœur en faveur du cinéma africain. Constatant qu’il n’existe que moins de 3 000 salles de cinéma sur tout le continent africain, l’acteur britannico-sierra-léonais a dévoilé son ambition : « couvrir l’Afrique de cinémas ».
Pour lui, il est inacceptable que la jeunesse africaine soit contrainte de regarder des films sur des téléphones ou des ordinateurs. Il rêve d’une Afrique où les enfants et les familles peuvent vivre l’expérience du grand écran, dans des salles accessibles, modernes et ancrées dans les communautés locales.
Au-delà des salles, un soutien à toute l’industrie du film
Mais Idris Elba ne compte pas s’arrêter à la création d’infrastructures. L’interprète de Brixton Lore dans Fast and Furious veut aussi soutenir la production, la distribution et l’exportation des films africains. Il travaille déjà avec des partenaires pour récolter des données et démontrer aux investisseurs que le marché africain du cinéma est non seulement viable, mais prometteur.
« Je veux montrer aux investisseurs que l’Afrique peut devenir une puissance dans l’industrie cinématographique mondiale », a-t-il expliqué.
The Akuna Group : catalyseur de cette vision
Pour concrétiser ce rêve, Idris Elba a lancé The Akuna Group, une société dédiée à la production et à l’innovation en Afrique. Cette structure sera au cœur de son projet pour stimuler les industries créatives locales. « C’est vraiment important que nous nous appropriions notre culture et nos histoires », déclarait-il déjà en 2023 à la BBC.
Bientôt un déménagement sur le continent
L’acteur envisage même de s’installer en Afrique dans les cinq à dix prochaines années afin de suivre ce projet de près. « Ce que je veux construire prendra du temps. Et je ne pourrai pas le faire à distance », affirme-t-il.
Pour Idris Elba, le cinéma est bien plus qu’un divertissement. C’est un outil d’éducation, de transmission culturelle et de fierté identitaire. Et il est bien décidé à en faire une réalité pour l’Afrique.
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