La scène de la musique chrétienne est secouée par des allégations choquantes concernant Michael Tait, l’ancien leader de DC Talk et Newsboys. Selon des enquêtes récentes du Roys Report et du Guardian, Tait aurait été impliqué dans la consommation d’alcool et de cocaïne, la drogue, et des agressions sexuelles, y compris des viols, sur de jeunes hommes, dont des mineurs, principalement dans les années 2000. Ce qui rend ces révélations encore plus troublantes, c’est l’affirmation que “tout le monde était au courant”.
Le “plus grand secret de polichinelle”
Le chanteur Cory Asbury, connu pour son tube “Reckless Love”, a récemment déclaré sur TikTok que le comportement abusif de Michael Tait était le “plus grand secret de polichinelle de la musique chrétienne”. Il a souligné que, sans connaître tous les détails, l’industrie dans son ensemble était consciente des agissements de Tait. Ces affirmations font écho à l’enquête du Guardian, qui a également rapporté que “tout le monde était au courant”.
Michael Tait a partiellement avoué ses torts dans une déclaration Instagram intitulée “Ma confession – 10 juin 2025”, reconnaissant des années de toxicomanie et confirmant une grande partie du comportement signalé. Il a exprimé sa honte, qualifiant ses actes de “péché” et admettant avoir mené une double vie, contrastant fortement avec l’image publique qu’il a cultivée durant près de quarante ans, prônant la sobriété, l’abstinence et l’hétérosexualité.
Une culture du silence et des doubles vies
L’apologète Mike Winger a vivement critiqué la culture de l’omerta au sein de l’industrie musicale chrétienne, suggérant que dénoncer quelqu’un est perçu comme une menace pour tous. Cory Asbury a corroboré cette idée, affirmant que beaucoup d’artistes chrétiens mènent une “double vie”. Cette hypocrisie est, selon lui, alimentée par la recherche de la gloire et du succès, poussant certains artistes à se “prostituer” auprès de divers mouvements de louange pour rester pertinents.
Asbury a également dénoncé la commercialisation de la musique de louange, où l’écriture de chansons est motivée par les gains financiers de la Christian Copyright Licensing International (CCLI) plutôt que par une inspiration authentique. Il a même qualifié les musiciens chrétiens de “les plus prétentieux” qu’il ait rencontrés.
Ces révélations choquantes mettent en lumière des problèmes systémiques au sein de l’industrie de la musique chrétienne, appelant à une profonde réflexion sur la transparence, la responsabilité et l’intégrité de ses acteurs.
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