À Moscou, lors de la signature d’un accord crucial entre le Centre Culturel et Artistique pour les pays d’Afrique Centrale (CCAPAC) et l’université RUDN, un geste simple, mais lourd de sens a marqué les esprits. Le professeur Balufu Bakupa-Kanyinda, directeur du CCAPAC, a versé du vin de palme sur le sol. Ce n’était pas un accident, mais un acte de libation, un rituel ancestral chargé de signification en République Démocratique du Congo et plus largement en Afrique Centrale.
La sagesse des ancêtres au cœur d’un accord moderne
Le geste hautement symbolique du professeur Balufu a transformé une cérémonie institutionnelle en un moment de profonde diplomatie culturelle. Le vin de palme, boisson emblématique, est considéré comme un liquide sacré qui fait le lien entre le monde des vivants et celui des ancêtres. Et en versant quelques gouttes, le professeur a rendu hommage aux aïeux, les invitant à témoigner et à bénir ce partenariat.
Dans la tradition congolaise, cet acte symbolise une demande de protection et une quête de sagesse pour garantir le succès de toute entreprise. C’est une façon de dire que l’alliance entre le Grand Tambour et l’université RUDN ne repose pas seulement sur un document signé, mais sur un engagement plus profond, sanctifié par l’histoire et les traditions.
Ce geste a renforcé la portée de l’accord, qui promet de nouvelles opportunités pour les jeunes Congolais, notamment par des bourses d’études et des échanges dans des domaines d’avenir comme l’intelligence artificielle et le cinéma. En offrant au recteur des objets culturels et des produits du terroir, le professeur Balufu a complété ce message. Mais c’est en versant le vin de palme qu’il a véritablement donné à cette alliance une dimension spirituelle et historique. Ce n’était pas qu’un simple accord, c’était la promesse d’un avenir de coopération, scellée sous l’œil bienveillant des ancêtres.
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