Une souffrance partagée, au-delà de la maladie
« Je ne sais pas pourquoi ils ont décidé de se mettre ensemble sachant très bien le résultat que ça allait donner. On souffre à cause de vos choix égoïstes ! » Le débat sur la drépanocytose et la responsabilité des parents dits “AS” a secoué la toile, mais pour moi, la douleur est tout aussi vive. Mon meilleur ami, emporté par la drépanocytose, et moi, marqué par une très petite taille qui me vaut honte et rejet social, partagions la même amertume : celle d’avoir des parents qui ont fait passer leur désir personnel avant la qualité de vie de leurs enfants.
L’héritage de la petite taille
Mon meilleur ami, un drépanocytaire courageux, et moi étions inséparables. Nous nous reconnaissions dans cette souffrance silencieuse qui nous venait de nos parents. J’ai lu les commentaires insultant la dame qui dénonçait la drépanocytose, mais les gens ne comprennent pas la réalité. Le traitement de la drépanocytose est horriblement coûteux, une véritable course d’obstacles. Mais pourquoi ne pas simplement éviter d’en arriver là ?
Mon problème n’est pas la maladie, mais l’héritage physique. Je suis un homme, mais je mesure moins de 1m50. Je ne suis pas atteint de nanisme, mais ma taille est bien en dessous de la moyenne. C’est le résultat direct des choix de mes parents : mon père fait environ 1m50, ma mère 1m40.
Aujourd’hui, je me pose la question : Pourquoi se sont-ils mis ensemble ? Saviez-vous le fardeau génétique que vous transmettriez à vos enfants ?
La honte et le rejet du monde extérieur
Je suis bien dans ma tête, intelligent et ambitieux, mais cela ne compte pour rien. J’essuie de la honte partout où je passe. Je n’ai jamais été en couple, les filles me fuient. Quand elles veulent s’expliquer, elles disent toujours me rejeter car « on va dire quoi ? ». La peur du regard des autres est plus forte que l’attraction. Je suis dépassé par cette fatalité.
Le pire, c’est de voir la même chose se produire pour mes sœurs. Elles ont 24 et 27 ans. Aucune n’est mariée, et la souffrance est visible. Ma sœur de 24 ans m’a confié un jour, en pleurs, que les hommes qui l’abordent ont honte de marcher côte à côte avec elle en plein jour. Les rendez-vous, c’est toujours la nuit.
Elle se demande : « Est-ce qu’avoir une amitié est si difficile ? Je sais qu’aucun homme ne m’acceptera, mais même l’amitié me fuit… »
Elles subissent les mêmes rejets, les mêmes murmures : « On va dire quoi ? » C’est une humiliation constante.
Le message aux parents
Aux parents du monde entier, je vous en prie : cessons l’égoïsme !
Choisir un conjoint, ce n’est pas seulement pour votre propre plaisir. C’est surtout pour les enfants que vous mettrez au monde. Avant de vous engager, posez-vous cette question simple :
- Comment seront-ils ?
- Vont-ils être à l’aise ou souffrir de nos choix ?
- Seront-ils bien vus ou mal vus dans la société ?
Laissez de côté votre égoïsme. La drépanocytose ou l’héritage d’une taille extrême… Nous souffrons à cause de vos choix irréfléchis ! Pensez à l’avenir de vos enfants.
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