L’ordinateur de la dernière chance : l’incroyable sacrifice derrière le succès de « Squid Game »
Le succès est souvent l’aboutissement d’un long chemin de croix, mais pour Hwang Dong-hyuk, le créateur de la série phénomène Squid Game, ce chemin a failli s’arrêter net à cause d’un ordinateur portable. Aujourd’hui, alors que la série a généré près de 900 millions de dollars pour Netflix, peu de gens connaissent le prix réel qu’il a dû payer pour faire exister sa vision.
Dix ans de refus et de précarité
L’histoire commence en 2009. Hwang Dong-hyuk traverse une période noire. Endetté, il vit dans un petit appartement avec sa mère et sa grand-mère. C’est dans ce dénuement qu’il rédige le script d’une fiction sombre, inspirée de la violence sociale et économique de la Corée du Sud.
Le concept est radical : des personnes désespérées participent à des jeux d’enfants mortels pour une somme d’argent colossale. Mais à l’époque, le projet est jugé “grotesque” et “irréaliste” par les producteurs locaux. Pendant dix ans, son scénario reste au fond d’un tiroir. La situation financière de Hwang se dégrade au point qu’il est contraint de vendre son propre ordinateur portable — son outil de travail — pour seulement quelques centaines de dollars, simplement pour pouvoir nourrir sa famille.
Le pari fou de Netflix
Tout bascule en 2019. Netflix, en quête de contenus originaux pour conquérir l’Asie, tombe sur le script délaissé. Là où les studios traditionnels voyaient un risque, la plateforme y voit un chef-d’œuvre.
La suite appartient à l’histoire :
- Plus de 110 millions de foyers regardent la série en un mois.
- Squid Game devient le plus grand succès mondial de l’histoire du streaming.
- La valeur estimée du projet atteint des sommets vertigineux.
Le revers de la médaille
Pourtant, la réalité n’est pas tout à fait un conte de fées. Hwang Dong-hyuk a récemment révélé qu’il n’était pas devenu “riche” comme on pourrait l’imaginer. En signant son contrat initial, il a cédé l’intégralité de ses droits de propriété intellectuelle. Résultat : il n’a touché aucun bonus ni royalties sur les bénéfices records. “Je ne suis pas riche, mais je vis désormais correctement”, a-t-il déclaré avec une dignité qui force le respect.
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