Avatar 3 : Zoe Saldaña qualifie Neytiri de “raciste” et divise les fans
Alors que le troisième opus de la saga, Avatar : Le Feu et la Cendre, domine actuellement le box-office mondial en franchissant la barre symbolique du milliard de dollars, une déclaration de son actrice principale, Zoe Saldaña, a mis le feu aux poudres. En incarnant à nouveau la guerrière Na’vi Neytiri, l’actrice a posé un diagnostic sans appel sur son personnage : elle serait devenue “raciste”.
Une haine aveugle née du traumatisme
Lors d’une interview promotionnelle pour la sortie du film en décembre 2025, Zoe Saldaña a confié que son personnage traversait une phase de noirceur extrême. “Soyons réalistes… Neytiri est raciste. Elle est simplement aveuglée par la haine”, a-t-elle déclaré. Pour l’actrice, cette haine ne s’adresse plus seulement aux envahisseurs militaires (la RDA), mais à l’ensemble de l’espèce humaine, y compris ceux qui vivent en harmonie avec les Na’vi.
Cette intensité émotionnelle a d’ailleurs pesé lourdement sur la comédienne. Elle a avoué ressentir une véritable “libération” en quittant le plateau de James Cameron, tant la charge mentale liée à la fureur de Neytiri était épuisante.
Le débat : Racisme ou résistance anticoloniale ?
Les propos de Saldaña ont immédiatement déclenché une guerre de commentaires sur les réseaux sociaux. Deux visions s’affrontent sur la définition même du comportement de Neytiri :
- La thèse du racisme/spécisme : Les partisans de l’analyse de l’actrice soulignent le traitement de Neytiri envers Spider, l’enfant humain né sur Pandora. Bien qu’il ait grandi à ses côtés, elle continue de le mépriser pour sa biologie, le réduisant à l’image de ses oppresseurs. Jake Sully lui-même, pourtant son époux, se voit rappelé son origine humaine dans des moments de tension, montrant que Neytiri ne voit plus l’individu, mais la “race”.
- La thèse de la réaction coloniale : À l’inverse, de nombreux spectateurs et militants soulignent qu’un peuple opprimé ne peut être “raciste” envers son colonisateur au sens systémique. Pour eux, Neytiri est une victime de génocide et de destruction culturelle. Sa haine est une réaction de survie face à une espèce qui n’a apporté que mort et désolation sur Pandora.
Un succès qui ne faiblit pas
Malgré — ou grâce à — cette profondeur psychologique plus sombre, Avatar : Fire and Ash est un triomphe. James Cameron semble avoir réussi son pari d’explorer les nuances de la douleur et du pardon. Si Disney et le réalisateur gardent le silence sur la polémique, le film interroge subtilement la frontière entre la juste colère et la haine indiscriminée.
Le voyage de Neytiri est loin d’être terminé, et les deux prochains volets devront répondre à une question cruciale : la guerrière pourra-t-elle un jour distinguer l’humain de l’envahisseur ?
Share this content:







