« FATSHI BÂTIT » : Au cœur de la vision de son Excellence Monsieur le Président Félix Tshisekedi pour une RDC interconnectée
Le mercredi 8 avril 2026 fera date dans les annales du développement congolais. Le prestigieux Centre Culturel de l’Afrique Centrale a servi de cadre au lancement de la première édition de la Conférence Nationale des Infrastructures, baptisée « FATSHI BÂTIT ». Sous le regard attentif du corps diplomatique et de la Première Ministre Judith Suminwa, le Chef de l’État a prononcé un discours fondateur, véritable feuille de route pour la transformation du pays d’ici 2028.
L’allocution présidentielle : Un appel à la cohésion nationale
Le Président Félix-Antoine Tshisekedi n’a pas seulement ouvert une conférence ; il a défini une doctrine. Remerciant chaleureusement les partenaires techniques et financiers pour leur soutien constant, il a recentré le débat sur l’urgence nationale.
« Les infrastructures ne sont pas de simples ouvrages de génie civil ; elles sont les veines qui structurent nos territoires et relient nos populations », a-t-il affirmé avec conviction.
Pour le Chef de l’État, le retard structurel de la RDC est une question de cohésion et de compétitivité. Son allocution a souligné trois piliers majeurs :
- La Modernisation : Sortir des solutions de fortune pour bâtir des ouvrages aux standards internationaux.
- Le Socle Économique : Faire des Travaux Publics (ITPR) le moteur de la croissance, capable de générer des milliers d’emplois.
- Le Plan 2024-2028 : Une programmation rigoureuse issue du Plan National de Développement, visant à désenclaver les 145 territoires.
Une conférence de haut niveau : Le laboratoire de l’innovation
La conférence, qui se déroulera jusqu’au 10 avril, mobilise plus de 500 experts et leaders du secteur privé. L’enjeu est de taille : passer d’une logique de “chantiers isolés” à un “système moderne et compétitif”.
Avant l’intervention présidentielle, le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza, a fixé le cap technique. Son défi ? Transformer les obstacles naturels de ce pays-continent en opportunités logistiques. Les débats s’articulent autour de l’innovation technologique et de la durabilité, pour que les routes de demain ne disparaissent pas à la prochaine saison des pluies.
Analyse : Les différents sons de cloche
Si l’enthousiasme est palpable au Centre Culturel, le sujet des infrastructures en RDC reste un terrain de débats passionnés :
- Côté Gouvernement : On met en avant la rupture avec le passé et la volonté de transparence dans la gestion des grands contrats.
- Côté Experts : On insiste sur la nécessité d’un suivi rigoureux. Le concept de “durabilité” évoqué dans le thème est crucial : construire est une chose, maintenir en est une autre.
- Côté Population : L’attente est immense. La réussite de « FATSHI BÂTIT » se mesurera à la réduction du prix des denrées alimentaires grâce au désenclavement des zones agricoles.
En somme, Félix Tshisekedi a placé la barre très haut. Le programme 2024-2028 n’est plus une simple promesse électorale, mais un contrat de performance que le Chef de l’État vient de signer devant la nation.
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