Mondial 2026 : Virage décisif et fortunes diverses pour l’Afrique à l’issue de la deuxième journée
La conclusion de la deuxième journée de la phase de poules de la Coupe du monde 2026 dresse un premier bilan comptable rigoureux pour les dix représentants de la Confédération africaine de football (CAF). Après une entame caractérisée par un équilibre parfait (2 victoires, 4 nuls et 4 défaites), cette deuxième étape a fait sauter les verrous de la prudence, plaçant certaines sélections aux portes des seizièmes de finale, tandis que d’autres se retrouvent dos au mur avant l’ultime journée.
La confirmation des leaders : Côte d’Ivoire et Ghana en gestion
La Côte d’Ivoire et le Ghana, seuls vainqueurs africains de la première journée, ont abordé cette deuxième manche avec l’opportunité de prendre une option sérieuse sur la qualification. Les Éléphants de la Côte d’Ivoire, forts de leur victoire initiale contre l’Équateur (1-0), ont su maintenir leur rigueur tactique pour consolider leur position dans le haut de leur tableau. Les Black Stars du Ghana ont appliqué une méthode similaire, confirmant la maturité collective des sélections d’Afrique de l’Ouest dans la gestion des tournois à haute pression.
La résilience face aux géants : Le cas héroïque de la RDC
Pour la République démocratique du Congo, cette deuxième journée s’est soldée par une défaite étriquée face à la Colombie (1-0). Pourtant, l’analyse globale de la prestation des Léopards s’inscrit dans la lignée de leur nul historique contre le Portugal (1-1). Le match a été marqué par la performance historique du gardien Lionel Mpasi, devenu le premier portier à réaliser 5 arrêts dans les 20 premières minutes d’un match de Coupe du monde depuis 1998. Avec un total de 8 arrêts sur 9 tirs cadrés, Mpasi a maintenu la RDC compétitive, préservant une différence de buts qui s’avérera cruciale lors du match décisif contre l’Ouzbékistan.
Le réveil attendu et les zones de turbulence
Le Maroc, qui avait partagé les points avec le Brésil (1-1), et l’Égypte, solide face à la Belgique (1-1), ont dû intensifier leur volume de jeu pour transformer leurs promesses initiales en points d’ancrage pour les phases à élimination directe. À l’inverse, la Tunisie, lourdement défaite par la Suède (1-5) lors de son entrée en lice, s’est engagée dans une opération de rachat technique obligatoire pour éviter une élimination précoce.
Le Sénégal et l’Algérie, confrontés d’entrée aux deux finalistes de l’édition 2022 (la France et l’Argentine), ont dû réajuster leurs blocs d’équipe face à des adversaires théoriquement plus abordables dans leurs poules respectives, afin de capitaliser sur leurs qualités offensives. Le Cap-Vert, après son nul vierge encourageant contre l’Espagne (0-0), a continué de jouer son rôle de perturbateur tactique.
À l’aube de la troisième et dernière journée des phases de groupes, le continent africain n’affiche plus l’homogénéité comptable de ses débuts, mais confirme sa capacité à produire des performances individuelles et collectives de stature internationale. La qualification pour le tableau final dépendra désormais de la gestion nerveuse des ultimes confrontations directes.
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