Kinshasa : Soupçons de dérives au Lycée Madame de Sévigné, une plainte déposée
Le paysage éducatif de la capitale congolaise est en état d’alerte. Depuis le début de la semaine du 20 avril 2026, des allégations d’une extrême gravité visent l’ancien ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), Willy Bakonga, en sa qualité de promoteur du prestigieux Lycée Madame de Sévigné.
Des témoignages sous le sceau de la peur
Selon plusieurs sources numériques et des témoignages d’élèves relayés de manière informelle, des accusations de comportements inappropriés — décrits par l’expression locale « ko goroter » (abus de pouvoir ou prédation) — auraient été formulées. Les récits évoquent un climat de pression psychologique intense, où les menaces d’expulsion scolaire seraient utilisées comme mécanisme de silence pour étouffer toute velléité de dénonciation.
Saisine de la coordination de la jeunesse
L’affaire a pris une tournure administrative et judiciaire concrète avec l’intervention de Monsieur Timothée Lenoir. Ce dernier aurait officiellement déposé une plainte auprès des instances compétentes, notamment au bureau de la Coordination en charge de la Jeunesse, de la lutte contre les violences faites à la femme et de la traite des personnes, dirigée par Madame Chantal Mulop.
Cette saisine marque une étape cruciale : elle déplace le dossier du tribunal de l’opinion publique vers celui des institutions officielles de protection de l’enfance et de la jeunesse en République Démocratique du Congo.
État de la procédure et enjeux éthiques
À ce jour, le 23 avril 2026, l’enquête n’en est qu’à ses prémices. Aucune déclaration officielle n’a encore été émise par la direction du Lycée Madame de Sévigné ou par les avocats de Monsieur Bakonga. Il est impératif de souligner les points suivants :
- Présomption d’innocence : En l’absence de jugement ou de preuves irréfutables rendues publiques, Willy Bakonga bénéficie de la présomption d’innocence.
- Protection des mineurs : L’identité et l’intégrité psychologique des élèves potentiellement concernés restent la priorité absolue des services sociaux et des autorités scolaires.
- Vérification des faits : Les instances dirigées par Chantal Mulop devront déterminer la véracité des faits de pression et de menaces d’expulsion, qui constitueraient, si avérés, une violation grave du droit à l’éducation.
L’opinion publique attend désormais une communication transparente des autorités pour faire la lumière sur ce dossier qui touche à l’un des piliers de la société congolaise : la sécurité dans les établissements scolaires d’élite.
Affaire à suivre…
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