Industrie cinématographique : L’APRO7 déploie ses ambitions régionales à la 7ème édition d’Alaka Film Lab
Quelques jours seulement après l’installation de son nouveau comité directeur pour le mandat 2026-2028, l’Association des Professionnels du 7ème Art (APRO7) concrétise déjà ses ambitions d’ouverture internationale. L’organisation a officialisé la participation stratégique de sa nouvelle Secrétaire générale, la productrice Diane Bajika, à la 7ᵉ édition d’Alaka Film Lab (AFL7), un carrefour majeur de développement et de coproduction réunissant les professionnels du cinéma des onze pays d’Afrique centrale.
Des talents congolais aux postes clés du laboratoire
La présence de la délégation congolaise au sein de ce laboratoire d’excellence s’articule à la fois autour de la création, de la production et de la transmission de compétences :
- Production et diplomatie culturelle : Présente en qualité de productrice, Diane Bajika y accompagne un projet cinématographique sélectionné. Cette immersion technique vise à consolider le potentiel artistique de l’œuvre et à sécuriser des accords de coproduction internationale. En parallèle, la Secrétaire générale mène des discussions institutionnelles au nom de l’APRO7 pour jeter les bases de futurs partenariats transfrontaliers.
- Expertise et formation : Le savoir-faire technique de la République démocratique du Congo est également valorisé au niveau de l’encadrement pédagogique. Le réalisateur et producteur congolais Emmanuel Lupia, membre de l’APRO7, figure cette année parmi l’équipe internationale d’experts et de formateurs, confirmant la reconnaissance de l’ingénierie audiovisuelle kinoise sur l’échiquier continental.
- Émergence artistique : Le cinéaste Twana Sheriya, lui aussi membre de la structure nationale, participe aux sessions en tant qu’auteur afin de défendre son projet en développement devant des diffuseurs et investisseurs régionaux.
Consolider la compétitivité du cinéma de la RDC
Pour les observateurs du secteur, cette forte représentativité — complétée par la participation de figures de l’industrie comme Jason Bolay — s’inscrit en ligne droite avec les récentes résolutions de la corporation concernant la nécessité de structurer le marché.
Face aux critiques récurrentes sur le manque de financements et les limites techniques de l’artisanat local par rapport aux géants du continent, l’intégration des cadres de l’APRO7 dans des réseaux comme l’Alaka Film Lab constitue une réponse concrète. En positionnant ses membres dans ces espaces de réflexion collective et de co-investissement, l’association entend transformer le potentiel créatif de la RDC en une industrie cinématographique compétitive, durable et résolument connectée aux circuits de distribution mondiaux.
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